Dariush Mehrjui

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Dariush Mehrjui est né le 8 décembre 1939 à Téhéran. Enfant, il s'intéresse beaucoup à l'art. En 1959, il part pour la Californie étudier le cinéma. Il changea de voie pour la philosophie, car il considère que le département ne se concentre pas assez à l'aspect poétique du cinéma.

Après son diplôme en 1964, il lance un magazine littéraire, le Pars Review, avec des intellectuels iraniens qui veulent faire connaître la littérature iranienne contemporaine à l'occident. Cette année-là, il écrit son premier scénario, une histoire d'amour basée sur un vieux conte, et retourne en Iran avec l'intention d'en faire un film. Le projet tombe à l'eau, il fait un thriller à la place. Diamond 33 (1966) est une parodie des films de James Bond.

Son second film, La Vache (La Vache, 1969) lui permet d'être reconnu nationalement et internationalement, et permet au cinéma iranien d'attirer vers lui l'attention du monde entier.

Par la suite, The Cycle (Dayereh Mina, 1978), resté dans les cartons durant quatre ans à cause de la censure, devient l'un des films de Mehrjui ayant le plus de succès à l'étranger et lui permet d'asseoir sa réputation.

Mehrjui s'implique aussi dans la révolution iranienne en filmant le quotidien. Il s'établit en France pendant environ deux ans, où  il réalise un docu-fiction sur la vie de Arthur Rimbaud. De retour en Iran, il réalise The Lodger (Ejareh Neshinha, 1986), qui est aujourd'hui encore considéré comme la meilleure comédie du cinéma iranien. Le film de Mehrjui le plus populaire sur les Iraniens est Hamoon (1990), film le plus controversé de l'année 1990, et qui marque le déplacement des thèmes de Mehrjui : de sujets portés principalement sur des problèmes sociaux, le réalisateur passe à un cinéma plus personnel.

La période de films féminins de Dariush Mehrjui débute en 1992, alors que la femme est encore un sujet tabou en Iran. Il réalise 4 films en 6 ans, tous montrant des personnages de femmes en prise avec leurs obsessions de sociétés urbaines. Leila, son troisième film de la période, sort en 1997, avec  dans le rôle principal Leila Hatami, qu'on a retrouvé récemment dans Une séparation, de Ashgar Farhadi (2011).

Dariush Mehrjui est, pour la critique iranienne, un représentant de la génération des réalisateurs qui a développé le cinéma iranien. Les films de Dariush Mehrjui ont déjà reçu 49 récompenses nationales et internationales.